Croissance durable

Pour l’industrie aéronautique et spatiale, le développement durable n’est plus une option depuis longtemps. C’est devenu l’un des grands enjeux de la filière.

Des avions moins bruyants, moins polluants, moins gourmands

Moins de bruit, moins de pollution, moins de consommation: ce sont les qualités attendues des appareils volants de demain. Les grands industriels de l’aéronautique ont massivement investi dans des projets destinés à intégrer ces exigences, parfois avant qu’elles ne deviennent obligatoires.

La réglementation pousse dans le même sens. Deux textes européens vont dans cette direction: la directive RoHS (sur les substances dangereuses) et la directive REACH (sur les produits chimiques). Deux programmes de recherche suivent la même logique: SESAR (pour la gestion du trafic aérien) et Clean Sky (pour un avion plus vert). Le développement durable est ainsi devenu un facteur de compétitivité, y compris pour les PME qui l’intègrent à leur production.

Un avantage compétitif pour les PME

Pour une petite entreprise, intégrer le développement durable relève du calcul stratégique plutôt que de la conviction militante. Trois raisons l’expliquent.

  • les PME qui produisent plus proprement se positionnent mieux sur les marchés de sous-traitance, où les donneurs d’ordre y sont de plus en plus attentifs;
  • les normes du développement durable font consensus à l’échelle internationale, au point de devenir un critère de sélection dans les appels d’offres, notamment publics;
  • une entreprise qui a intégré le développement durable à sa gestion apparaît plus solide aux yeux des financeurs.

Une définition de 1987

Le rapport Brundtland, publié en 1987, définit le développement durable comme une trajectoire qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Cette définition reste la référence.

L’action de Pégase

Le rôle du pôle était d’aider concrètement les PME à intégrer le développement durable dans leur modèle économique. Concevoir et produire plus propre suppose souvent d’investir d’abord. Le coût reste le principal frein pour une petite structure isolée.

Pégase misait sur le collectif pour lever cet obstacle, avec des actions communes et des outils mutualisés. Selon les communications du pôle, cela a pris la forme du soutien au montage de projets de R&D sur des énergies plus propres pour les aéronefs, cités sous les noms d’Ethavol et d’Apache. Le pôle indiquait aussi avoir contribué à une plateforme d’essais dans les Hautes-Alpes et avoir accompagné la filière d’aviation légère propre. Ces éléments proviennent des communications du pôle et n’ont pas pu être vérifiés par une source indépendante.

Ces chantiers se sont poursuivis après 2015 au sein de Safe Cluster.